Harmattan AI : à l’usine Valeo de Sainte-Florine, les salariés se bousculent pour fabriquer ses drones
L’équipementier automobile Valeo vient de désigner son usine de Sainte-Florine pour fabriquer les moteurs sans terres rares du droniste Harmattan AI. Une diversification soutenue financièrement par le conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes et qui suscite l’impatience chez les 470 salariés, qui veulent en être. Mais les heureux élus seront peu nombreux.
Harmattan AI : à l’usine Valeo de Sainte-Florine, les salariés se bousculent pour fabriquer ses dronesPierrick MerletPublié le 24 septembre 2026 à 06:00 - Mis à jour le 24 septembre 2026 à 06:44Ce contenu est réservé aux abonnés La TribuneLe drone Delco Sonora d’Harmattan AI, utilisé par l’armée de terre ?DGAPartagerAjouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préféréesL’équipementier automobile Valeo vient de désigner son usine de Sainte-Florine pour fabriquer les moteurs sans terres rares du droniste Harmattan AI. Une diversification soutenue financièrement par le conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes et qui suscite l’impatience chez les 470 salariés, qui veulent en être. Mais les heureux élus seront peu nombreux.Après des semaines d’attente, l’équipementier automobile français Valeo vient de désigner l’usine de Sainte-Florine, au sud de Clermont-Ferrand, pour fabriquer les futurs moteurs électriques des drones de la start-up française Harmattan AI. Pour mémoire, le sous-traitant automobile et la jeune pousse — qui peut se vanter d’avoir à son capital le groupe Dassault — ont noué un partenariat au cours de l’été, au sein duquel le premier fournira au second les futurs moteurs électriques de ses drones. Mais ce composant stratégique pour les drones de défense et de surveillance — qui équipent déjà les forces armées françaises — sera avant tout un « moteur souverain », insiste Valeo. Et pour cause, celui-ci ne contiendra pas de terres rares lourdes. Un point qui a son importance car leur extraction, leur raffinage et leur production sont aujourd’hui largement dominés par la Chine. S’affranchir de cette matière première qui entre habituellement dans la composition des aimants permanents est donc un moyen de réduire sa dépendance aux approvisionnements chinois pour la jeune pousse. L’équipementier automobile n’a pas développé cette technologie spécialement pour les drones. Il travaille depuis plusieurs années à l’élaboration d’un moteur sans terres rares pour véhicule électrique afin de s’extirper du monopole chinois. La technologie est désormais exploitable et Valeo l’a donc adaptée à la taille et au poids d’un drone. Moins de 10 collaborateurs concernés Le directeur général de Valeo, Christophe Périllat, et le député de la Haute-Loire, Laurent Wauquiez, ont officialisé cette annonce à l’usine de Sainte-Florine, ce jeudi 24 septembre. L’équipementier automobile est revenu sur les raisons de son choix parmi toutes ses usines françaises. L’usine « dispose de l’intégralité des compétences clés nécessaires à la production des composants pour les drones (assemblage, injection plastique, fabrication de cartes électroniques, etc.) », justifie la direction. 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