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Conversation entre Édouard Philippe et Olivier Norek : « C’est sûr qu’une campagne peut offrir un décor à un polar »

La Tribune Dimanche s’associe avec LCP pour proposer chaque mois une rencontre entre un candidat à la présidentielle et un écrivain. Car nul, dans notre république des lettres, ne saurait briguer l’Élysée sans revendiquer un dialogue, intime, avec la littérature. Dans ce premier épisode : l’ancien Premier ministre et maire du Havre, Édouard Philippe, et la star du polar Olivier Norek, Prix Renaudot des lycéens 2024.

Conversation entre Édouard Philippe et Olivier Norek : « C’est sûr qu’une campagne peut offrir un décor à un polar »Anna CabanaPublié le 27 septembre 2026 à 04:30 Ce contenu est réservé aux abonnés La TribuneAnna Cabana recoit dans La Republique des lettres Edouard Philippe et Olivier NorekLTD/Lionel GUERICOLAS/Agence 1827 pour LCP - Lionel GUERICOLASPartagerAjouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préféréesLa Tribune Dimanche s’associe avec LCP pour proposer chaque mois une rencontre entre un candidat à la présidentielle et un écrivain. Car nul, dans notre république des lettres, ne saurait briguer l’Élysée sans revendiquer un dialogue, intime, avec la littérature. Dans ce premier épisode : l’ancien Premier ministre et maire du Havre, Édouard Philippe, et la star du polar Olivier Norek, Prix Renaudot des lycéens 2024.Pendant les derniers réglages lumière avant que le moteur tourne, Olivier Norek souffle sur ses mains, une fois, une autre. Édouard Philippe le regarde mi-étonné mi-amusé. Le premier se justifie : « C’est un vieux truc de quand j’étais poulet pour éviter que ma main dérape sur ma crosse… Crosse que je n’ai d’ailleurs jamais utilisée. » Le stress l’affûte. Édouard Philippe ne peut pas en dire autant : son flegme le surveille comme toujours, comme partout. Mais ça ne durera pas. La superstition, les héros, les requins, le sens du commandement et un masque de panda balafré seront passés par là. Vous ne suivez pas ? Lisez ce qui suit. LA TRIBUNE DIMANCHE — Vous êtes-vous déjà rencontrés ?Olivier Norek : Non, c’est la première fois. C’est un jeu d’équilibrisme qui m’excite assez, de parler avec vous. À travers la littérature, tout sera politique.[Rires d’Édouard Philippe.] A LIRE AUSSIMarc Levy, auteur : « Les romans dérangent les autocrates »Vous êtes tous les deux, en amateur pour l’un, en professionnel pour l’autre, des auteurs de romans policiers. Qu’est-ce qui, dans le polar, ressemble à la politique ?O.N. : La base est la même. Le roman policier prend sa source dans ce qui fait peur à la société d’aujourd’hui : les violences faites aux femmes, aux enfants, l’écologie, la cybercriminalité, l’intelligence artificielle. Pour faire un bon programme présidentiel, il faut avoir lu une vingtaine de romans policiers actuels.Édouard Philippe : Je vois le roman policier comme de la vraie littérature. La grande puissance du roman, c’est que ça raconte une histoire qui vous permet de découvrir un monde. Dans un roman, vous pouvez parler de la Chine classique, de la Sicile moderne, du monde médical, du monde ouvrier, de n’importe quel type de milieu.O.N. : Vos polars ne sont-ils pas aussi des alibis pour faire passer des messages ?E.P. : La fiction nous a permis, à Gilles [Boyer] et moi, de dire des choses très très vraies de façon infiniment plus souple et libre que dans un essai, sur la psychologie des êtres et sur des situations. Anna CabanaSur le même sujetLivresBernard-Henri Lévy : « Vingt fois dans ma vie j’ai voulu arrêter d’être Solal ! » Dimanche ÉcoArdavan Safaee, président de Pathé Films : « Le cinéma a réaffirmé son statut de média culturel dominant » Dimanche ÉcoFabre, la maison de gantier de Millau qui a conquis le Vatican Sports« Ça m’a beaucoup aidé mentalement » : Cyril Baille, le pilier du XV de France régénéré par le golf OpinionsC’était ça ou la littérature. La chronique de Guillaume Durand SportsNicolas Prodhomme, coureur de l’équipe de France : « Je m’épanouis à soutenir Paul » Gastronomie & SortiesDavid Lanher, restaurateur et entrepreneur : « Mieux vaut la blanquette que le Deliveroo ! »Cinéma & ÉcransPhilippe Lacheau : «Entendre les rires dans les salles lors des avant-premières, c’est ça mon carburant »