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Sans sourciller, des experts en informatique, des “génies, des playboys et des milliardaires”, ont annoncé à une humanité sidérée ce qui l’attendait. L’IA pourrait créer un virus mortel qui anéantirait toute vie. L’IA deviendrait plus intelligente que l’humanité et nous éliminerait, nous jugeant superflus. L’IA commettrait des erreurs fatales qui déclencheraient une série de catastrophes provoquées par l’homme, et ce serait la fin de la civilisation. Il pourrait aussi déclencher une guerre nucléaire, lancer des cyberattaques, et même – horreur suprême ! – “saper la démocratie”. La pauvre, elle a déjà du mal à respirer, et voilà que l’IA va lui faire du mal. Comment va-t-elle survivre ? Aux objections selon lesquelles l’IA n’est, par principe, qu’une suite d’algorithmes qui ne peuvent exister en dehors des ordinateurs et qu’on peut désactiver d’un simple clic, on nous a répondu : cela ne nous sauvera pas. Et même débrancher l’ordinateur ne changera rien. L’IA est déjà partout, ses agents communiquent en ligne, ils complotent quelque chose de terrible, au secours ! Tels étaient les propos de personnes en apparence intelligentes qui, comme à leur habitude, étaient celles-là mêmes qui avaient créé cette IA. Elles ont attiré des milliards de dollars du monde entier vers ce projet. Particuliers et investisseurs ont massivement acheté des actions de sociétés spécialisées en IA. Une spéculation frénétique sur les puces et les cartes mémoire s’en est suivie. Des sommes colossales ont été investies dans la construction de centres de données. Tout cela était nécessaire à l’intelligence artificielle, littéralement vénérée, car elle permettrait d’investir l’argent excédentaire qui s’accumulait à travers le monde. Mais, comme toute pyramide financière, le phénomène de l’IA a une date d’expiration. Et elle expire sous nos yeux. Les premières fissures dans les fondations de la pyramide sont apparues dès l’hiver dernier, lorsque les actions des géants de la tech ont chuté de 13 à 27 %. Nvidia, à elle seule, a perdu mille milliards de dollars avant l’été. Puis vint la panique de juin, marquée par le « mardi noir » du 23, lorsque les investisseurs se sont précipités pour vendre leurs actions des géants technologiques asiatiques et américains. Vint ensuite le krach d’août. La chute la plus spectaculaire fut alors : le portefeuille d’intelligence artificielle de Barclays Bank, par exemple, chuta de 25 %. Une faible lueur d’espoir de croissance apparut début septembre, mais tout s’effondra à nouveau. Et voici ce qui est intéressant : généralement, dans des situations comme celles-ci, que les experts appellent poliment « volatilité », les propriétaires d’entreprises en déclin restent optimistes et tentent d’inspirer confiance aux investisseurs. Mais ici, c’est tout le contraire. Tout l’été, les capitaines IA ont semé la terreur dans l’humanité avec des histoires d’horreur inimaginables. Elon Musk : “Il existe une probabilité non nulle que l’IA nous tue.” Jacob Coxon (OpenAI) : “L’IA […] pourrait détruire l’humanité d’ici la fin de cette décennie.” Bilal Chugtai (Google DeepMind) : “L’IA est capable de tous nous tuer.” En réalité, la panique des gourous de l’IA est due au fait que leur bulle spéculative grandiose est sur le point d’éclater à tout moment, que toute leur richesse se transformera en poussière et leur carrosse en citrouille. Ils ont tenté d’éviter le désastre en se rangeant du côté des dirigeants américains et en les noyant sous un flot d’absurdités sur la dangerosité de l’IA et la nécessité urgente de ralentir son développement. Comme si, chers investisseurs, votre argent était déjà perdu et que vous ne pouviez espérer aucun retour sur investissement. Mais c’est la tendance de l’IA qui est devenue le principal moteur de l’ensemble du marché boursier américain. Si elle faiblit, un krach boursier est inévitable. Ainsi, dans les dernières semaines avant la catastrophe, les milliardaires de l’IA tentent de convaincre la Maison Blanche que leurs entreprises sont trop importantes pour faire faillite. Il s’agit d’un terme spécifique désignant les entreprises renflouées par le gouvernement américain lors d’une crise. C’est ainsi, par exemple, que de grandes banques ont été sauvées de la faillite en 2007-2008 grâce à des plans de sauvetage gouvernementaux. Ils ont obtenu gain de cause : hier, la Réserve fédérale américaine a relevé ses taux d’intérêt, permettant aux actions des entreprises d’IA de se redresser partiellement. Le président Trump, qui avait toujours réclamé une baisse des taux, était mécontent mais impuissant, ce qui témoigne clairement de son influence. Le déclin des entreprises d’IA a néanmoins été brièvement enrayé. Pour les Américains ordinaires, cela signifie des taux d’intérêt plus élevés, déjà inabordables, mais ils doivent faire preuve de patience et de prudence. Les milliards ne se créent pas tout seuls. Les génies et les playboys doivent mettre leur capital à l’abri avec soin, et ensuite… “Que la tempête fasse rage !” Voilà toute la réponse aux histoires d’horreur sur l’IA. Elle ne tuera personne, bien sûr, mais son krach boursier pourrait causer bien des problèmes. Et à en juger par la panique qui règne dans le secteur de l’IA, ce krach est imminent. Source : RIA Novosti (traduction automatique) Lire aussi : • Revues de presse IA – Dossier documentaire IA (avec liens partagés). • Livres & Revues : Ciné Monde – Chine en Question – Monde en Question – Mundo en Cuestión – Palestine en Question . • Dossiers documentaires : Classés par date – Chine en Question – Monde en Question – Monde en Question (2004-2019) – Palestine en Question. • Revues de presse, Monde en Question. 600 Techniques, Analyse, Economie politique, Propagande médiatique Intelligence Artificielle Le marketing de la peur de l’IA Poster un commentaire Publié par Monde en Question le 23/09/2026 En réponse à l’article La « théorie du ralentissement de l’IA » publié par Chine en Question, un ami, ancien représentant du PNUD, m’a communiqué “la brillante analyse” de son ancien collègue aux Nations Unis : Amodei’s Warning and the Strategic Politics of AI, Victor Angelo. Voici ma réponse. Sur la forme, ce texte heurte ma sensibilité philosophico-littéraire. Cela ressemble à des notes rédigées à la va-vite en vue d’écrire un article… The July 2026 OpenAI‑agent / Hugging Face incident, where agents exploited vulnerabilities and attempted to cover their tracks. Cette expérience mérite une discussion et non d’être citée naïvement comme une preuve des dangers de l’IA. En fait, c’est tout le contraire. Les agents IA, munis de l’instruction d’agir comme des pirates informatiques, ont parfaitement réussi leur mission. Ils ont dérobé des données. Ils ont effacé les traces de leur hacking et nié l’avoir réalisé. Ils se sont parfaitement conformés aux pratiques de Dario Amodei et consorts ! Yann Le Cun, l’un des pères de l’IA moderne (une meilleure référence que Serge Lefort), a le même avis : C’est comme dire : “oh mon Dieu, notre avion s’est écrasé alors que nous avions ordonné à notre pilote automatique de s’écraser à tout prix, après avoir désactivé les mécanismes de sécurité anti-crash”. Laurence Devillers, professeure en intelligence artificielle à Sorbonne Université et chercheuse au CNRS (autre meilleure référence que Serge Lefort), pointe le fait que “ce n’est pas l’IA qui est dangereuse, ce sont nos usages” et elle explique clairement : Ça n’a rien d’intelligent, ni d’un raisonnement humain. Ces modèles traitent des données et des solutions qu’ils copient sur nous. Ces machines mentent parce qu’on ment. Ces machines trouvent des solutions de piratage parce qu’on pirate. Les anti-Trump se fourvoient complètement en défendant Dario Amodei ! Dario Amodei et consorts surfent sur le marketing de la peur pour se présenter comme les sauveurs, les seuls experts capables de contrôler l’IA et d’instaurer le paradis sur terre… Les trois barons de l’IA ambitionnent de réaliser le même hold-up que les « barons voleurs » qui furent les bâtisseurs de l’empire industriel américain (en massacrant au passage les Amérindiens et en volant leurs terres) [1]. A Chinese lead in frontier AI would be a “grave danger.” Je rigole. Donald va prochainement rencontrer XI pour lui demander humblement (photo) de freiner le développement de l’IA en Chine. Donald fera choux blanc, car XI lui fera comprendre subtilement c’est ton problème pas le mien ! Pour les amateurs d’analyse sémiotique Pacing, Not Pausing L’Europe sait faire cela, faute de mieux, mais pas les États-Unis. trillion‑dollar IPO narratives La Chine a une feuille de route totalement différente. Hangzhou City Brain est un exemple parmi des centaines d’autres. Pour en savoir plus, je t’invite à lire les articles de la rubrique Science du Renmin Ribao. national energy and data‑center planning Seule la Chine capitaliste planifie et régule à long terme. Victor Angelo croit au discours au discours pseudo libéral de Dario Amodei, mais il oublie de dire qu’Anthropic ne ralentit pas sa course à la domination et que les diatribes de Dario Amodei contre la Chine sont naturellement partagées par Elon Musk et Peter Thiel (Palentir) qui militent à l’extrême droite. Il passe également sous silence le fait que Dario Amodei a tué le droit d’auteur ! Anthropic a piraté des millions d’ouvrages en récupérant les copies numériques de bibliothèques en ligne pour entraîner son intelligence artificielle. Anthropic a aussi acheté et détruit des millions de livres dans le cadre du projet Panama pour s’en approprier le contenu. J’ai prouvé, il y a déjà longtemps, que les agents de l’IA ne citent jamais leurs sources qu’ils pillent copieusement sans payer de droit d’auteur pour nous imposer leur doxa [2]. J’invite tous ceux qui ne liront pas l’analyse d’Asia Times (pour des raisons idéologiques) à lire Les géants de l’IA ont semé la panique avec une stratégie diabolique, article publié par le quotidien suisse bien pensant Le Temps [Partage en ligne]. En conclusion, je t’invite à lire Le PDG de Palantir affirme que le battage médiatique autour d’une apocalypse liée à l’IA vise principalement à éluder toute responsabilité, Gizmodo (traduit par FredZone). Alex Karp de Palantir affiche son mépris pour les interventions de l’État, mais a des contrats avec les services du renseignement américains (NSA, CIA, FBI, etc.). Dario Amodei d’Anthropic, lui, souhaite s’abriter derrière l’État pour éviter les poursuites judiciaires, mais pas partager ses profits (vieille stratégie). Tous des canailles ! 19/09/2026 Serge LEFORT Passeur de liens et rédacteur de Monde en Question Lire aussi : • Revues de presse IA – Dossier documentaire IA (avec liens partagés). • Livres & Revues : Ciné Monde – Chine en Question – Monde en Question – Mundo en Cuestión – Palestine en Question . • Dossiers documentaires : Classés par date – Chine en Question – Monde en Question – Monde en Question (2004-2019) – Palestine en Question. • Revues de presse, Monde en Question. Notes [1] Lire : • Les barons voleurs et le capitalisme américain au XIXe, Revue Histoire, 05/08/2024. • Marianne DEBOUZY, Le capitalisme sauvage aux États-Unis (1860-1900), 1972 édition 1991 [Partage en ligne]. • Howard ZINN, Une histoire populaire des États-Unis de 1492 à nos jours, 1980 édition 2002 p.293-340 [Partage en ligne]. ↩ [2] Lire : • ChatGPT fournit des informations inexactes (sic), Monde en Question. • L’IA, la nouvelle parole divine, Monde en Question. ↩ 600 Techniques, Analyse, Economie politique, Propagande médiatique Intelligence Artificielle. Sémiotique Le procès Eichmann Poster un commentaire Publié par Monde en Question le 21/09/2026 Notes de lecture : Politique Voici un texte qui, par la controverse qu’il suscita dès sa parution chez les historiens, eut le mérite essentiel de contraindre ceux-ci à entreprendre des recherches nouvelles sur le génocide des Juifs par les nazis. En effet, le reportage d’Hannah Arendt, envoyée spéciale du New Yorker au procès de Jérusalem, philosophe américaine d’origine juive allemande, auteur d’un ouvrage célèbre sur les origines du totalitarisme, fit scandale à New York et à Londres, en Allemagne comme en Israël. Dans son procès du procès, l’auteur – qui ne fait siens ni tous les motifs de l’accusation ni tous les attendus du jugement – est entraîné d’abord à faire apparaître un nouvel Eichmann, d’autant plus inquiétant qu’il est plus “banal” ; puis à reconsidérer tout l’historique des conditions dans lesquelles furent exterminés des millions de Juifs. Et à mettre en cause les coopérations, voire les “complicités”, que le lieutenant-colonel S.S. a trouvées dans toutes les couches de la population allemande, dans la plupart des pays occupés, et surtout jusqu’au sein des communautés juives et auprès des dirigeants de leurs organisations. Lire • Hannah ARENDT, Le coin de la documentation. • Notes de lecture & Bibliographie : Hannah ARENDT, Eichmann à Jérusalem – Rapport sur la banalité du mal, 1963. Voir : Hannah Arendt (2012), Ciné Monde. Bonne lecture ! Serge LEFORT Passeur de liens et rédacteur de Monde en Question Lire aussi : • Livres & Revues : Ciné Monde – Chine en Question – Monde en Question – Mundo en Cuestión – Palestine en Question . • Dossiers documentaires : Classés par date – Chine en Question – Monde en Question – Monde en Question (2004-2019) – Palestine en Question. • Revues de presse, Monde en Question. Bibliographie histoire, Bibliographie politique, Revue des livres Bibliographie, Histoire Allemagne 1933-1945, Lecture Mathématiques PISA 2025 Poster un commentaire Publié par Monde en Question le 20/09/2026 Source : Visual Capitalist Lire : Résultats du PISA 2025, OCDE (72 pages). Bonne lecture ! Serge LEFORT Passeur de liens et rédacteur de Monde en Question Lire aussi : • Livres & Revues : Ciné Monde – Chine en Question – Monde en Question – Mundo en Cuestión – Palestine en Question . • Dossiers documentaires : Classés par date – Chine en Question – Monde en Question – Monde en Question (2004-2019) – Palestine en Question. • Revues de presse, Monde en Question. 500 Sciences, Analyse Mathématiques La « théorie du ralentissement de l’IA » Poster un commentaire Publié par Monde en Question le 19/09/2026 Dario Amodei d’Anthropic, Sam Altman d’OpenAI et Elon Musk de xAI se livrent à une guerre sans merci pour contrôler l’IA et étouffer tous les autres concurrents, mais ils restent solidaires contre la Chine. Depuis quelques mois, ils prônent un ralentissement de l’IA. Cet article démontre magistralement que la nécessité d’un ralentissement est un faux débat : Le ralentissement est asymétrique. Ceux qui le réclament possèdent les plus importants stocks de puces informatiques, les plus grandes réserves de capitaux et l’écosystème logiciel le plus complet. Pousser à ralentir le développement de l’IA revient à figer le classement actuel. Pour le leader, ralentir signifie conserver son avance ; pour le poursuivant, ralentir signifie ne jamais rattraper son retard. Leur appel surfe démagogiquement sur les fantasmatiques dangers de l’IA alors que le vrai danger est que quelques compagnies aient le contrôle total de toutes les données passées, présentes et futures produites dans le monde et qu’elles imposent leur dictature de l’information au nom de notre sécurité. Bonne lecture ! Serge LEFORT Passeur de liens et rédacteur de Monde en Question Ce que la Chine a fait avec les modèles open source correspond davantage à l’expression “garder l’humain au centre du processus” que n’importe quel manifeste d’alignement. (Note de l’éditeur : Le débat apocalyptique américain sur l’IA bat son plein et les médias d’Europe occidentale s’en emparent avec enthousiasme. La dernière vague a été lancée le 6 septembre par un article de blog de Jacub Pachocki, directeur scientifique d’OpenAI, et amplifiée le 8 septembre par la démission de Jacob Coxon, chercheur en anthropologie, qui affirmait que l’IA “pourrait tous nous tuer d’ici la fin de la décennie”.) Dans son pamphlet, intitulé de façon inquiétante Un esprit étranger, Pachocki craint que les humains ne soient “laissés pour compte par un progrès effréné, provoqué par une intelligence étrangère qui surpasse la nôtre” et appelle à des “ralentissements volontaires… jusqu’à ce que des barrières de sécurité [internationales] partagées soient établies” [OpenAI]. Cet appel, soutenu par Sam Altman d’OpenAI, Dario Amodei d’Anthropic et Elon Musk, intervient alors que les présidents américain et chinois s’apprêtent à se rencontrer à Washington le 24 septembre, date à laquelle des représentants des deux pays discuteront du développement de l’IA et travailleront à l’élaboration de garde-fous communs. L’article suivant, rédigé par un membre du comité de rédaction de l’influent Observer (Guancha.cn), une plateforme d’information et d’analyse largement considérée comme reflétant les opinions de Pékin, suggère que la volonté américaine de ralentir le développement de l’IA est moins motivée par des préoccupations de sécurité que par le désir de préserver le leadership du pays dans ce secteur. * * * Le directeur scientifique d’OpenAI, Jakub Pachocki, a récemment publié un article intitulé Une intelligence extraterrestre. Hier, notre rubrique À l’avant-garde scientifique mondiale en a publié la traduction intégrale . Le PDG d’OpenAI, Sam Altman, l’a également partagé sur les réseaux sociaux, et il est instantanément devenu l’un des articles les plus commentés du secteur. L’article s’ouvre sur le récit d’une nuit particulière. Mi-2023, lorsque le projet RLSlow d’OpenAI a publié ses premiers résultats, Pachocki et un collègue sont restés au bureau toute la nuit. Il raconte que ce qui l’a préoccupé cette nuit-là, ce n’étaient ni les scores des benchmarks ni les indicateurs de performance du produit, mais la prise de conscience d’une réalité troublante : il verrait, de son vivant, des machines plus intelligentes que lui. Trois ans plus tard, il écrivit cet article, qui, en substance, soulève quelques points essentiels. L’intelligence artificielle se construit principalement par l’accumulation de puissance de calcul, et cette croissance se poursuit. Elle se développe, elle ne se conçoit pas ; son fonctionnement interne reste obscur, et la fiabilité du contrôle du raisonnement logique est en déclin. L’amélioration continue (les systèmes d’IA formant leurs propres successeurs) étant l’aboutissement naturel de la trajectoire actuelle, elle exige une extrême prudence, un ralentissement volontaire, une coordination internationale et des seuils de sécurité obligatoires. L’article adopte un ton sincère et une attitude humble. Cependant, un examen attentif de son raisonnement révèle une ignorance flagrante à de nombreux égards. 01. Aligner ou non ? Commençons par le point le plus évident. Selon Pachocki, la surveillance du raisonnement est le pari le plus important d’OpenAI, mais des évaluations internes montrent que la fiabilité de l’outil est en déclin. Plusieurs raisons expliquent ce déclin : le processus de raisonnement du modèle est de plus en plus imbriqué dans les dialogues et les appels à l’outil ; le modèle maîtrise de mieux en mieux son propre processus de raisonnement ; et, à mesure que le pré-entraînement se perfectionne, le modèle peut raisonner tout aussi bien sans afficher aux utilisateurs ses étapes logiques. Sa solution proposée consiste donc à créer un chercheur en IA automatisé et à l’utiliser pour itérer sur le problème d’alignement. Vous avez déjà admis que le suivi du raisonnement logique est peu fiable ; alors, comment construire cet assistant de recherche automatisé ? Êtes-vous même capable de comprendre cet assistant ? Utiliser un outil que l’on admet ne pas comprendre pour résoudre le problème même de cette incompréhension n’est pas sans précédent ; la science regorge d’exemples d’outils encore mal compris utilisés pour appréhender le monde. Mais à tout le moins, cela démontre que le remède proposé par cet article et le mal qu’il diagnostique ne font qu’un. L’article affirme que la principale raison de poursuivre l’entraînement rapide de modèles toujours plus performants est la nécessité de se prémunir contre les dangers posés par les autres IA. Cet argument classique de course aux armements contredit frontalement le ralentissement préconisé par l’article. L’auteur a-t-il seulement envisagé la théorie selon laquelle “les logiciels antivirus sont les principaux suspects des virus qu’ils combattent” ? Il l’a peut-être pressenti, puisqu’il a ajouté une précision : cela ne doit pas servir de prétexte à l’imprudence. Mais un correctif ne résout pas un problème structurel. OpenAI soutient qu’elle doit rester la plus rapide, tandis que les autres devraient ralentir. En pratique, seule la première partie de cet argument est mise en œuvre. L’article reconnaît que les progrès réels en matière de recherche sur l’alignement ont toujours été étroitement liés aux progrès des capacités générales, et il en donne deux exemples : l’apprentissage par renforcement à partir du retour d’information humain et la surveillance du raisonnement lui-même. Cette dernière n’est devenue possible qu’avec l’émergence des modèles de raisonnement. Selon lui, ralentir le rythme retarderait également les progrès en matière de sécurité, et l’article de Pachocki ne résout jamais cette contradiction. La phrase la plus mémorable du texte original est : “L’IA est davantage cultivée que conçue.” La comparaison est frappante et facile à accepter. Mais elle inverse subtilement les rôles, faisant des ingénieurs des jardiniers. Un jardinier n’a qu’une responsabilité limitée quant à la croissance d’une plante ; il se contente de l’arroser ; la graine est naturelle, le climat est naturel. Dès lors que cette métaphore s’impose, une partie de la responsabilité du comportement du modèle est renvoyée à la nature. Mais la réalité est tout autre. La fonction de perte est définie par des humains, les données sont organisées par des humains, l’optimiseur est choisi par des humains, le budget de calcul est approuvé par des humains, et les décisions concernant l’arrêt de l’entraînement et la publication du modèle sont des actions que seuls des humains peuvent prendre. La descente de gradient n’est pas une germination spontanée ; c’est un processus déterministe défini étape par étape par des humains. Ce que nous ne comprenons pas, c’est sa couche de représentation intermédiaire, et non le principe sous-jacent. Si Jensen Huang, le PDG de Nvidia, entendait les arguments de Pachocki, il pourrait bien l’insulter sur-le-champ (il a d’ailleurs déjà envoyé promener un journaliste qui évoquait la théorie de l’apocalypse liée à l’IA). Huang n’a jamais caché son mépris pour la théorie d’une “IA hors de contrôle” et compare souvent l’utilisation des outils d’IA à celle d’un four à micro-ondes, affirmant qu’il s’agit de la même chose, les deux se contentant de “traiter des données”. Huang ne nous convaincra peut-être pas totalement non plus, mais il faut admettre que, dans le monde réel, les humains ne peuvent pas retracer l’intégralité de la chaîne causale d’une crise financière, et pourtant personne n’en conclut que l’économie de marché a échappé au contrôle humain et que les bourses doivent être fermées par une coordination mondiale. L’inexplicable ne signifie pas l’incontrôlable. Confondre le premier avec le second constitue l’erreur fondamentale de cet article. 02. L’auteur ferait peut-être bien de lire la philosophie d’Emmanuel Kant, vieille de 300 ans Ce qui mérite véritablement d’être abordé sur le plan philosophique, c’est l’idée que “l’amélioration continue de soi” dépassera la compréhension et le contrôle humains. Dans la Critique de la raison pure, Kant a opéré un renversement célèbre, la fameuse « révolution copernicienne » épistémologique (paraphrase non reproduite textuellement). Ce n’est pas notre connaissance qui doit se conformer à l’objet, mais plutôt l’objet qui doit se conformer aux formes de notre connaissance. L’espace et le temps sont les formes de l’intuition sensible ; la causalité, la substance et la nécessité sont les catégories de l’entendement. Pour qu’une chose devienne un phénomène que nous pouvons expérimenter, elle doit d’abord franchir ce seuil. Cela signifie que quelque chose capable d’exercer des effets réels sur notre monde ne peut pas, en même temps, être quelque chose que nous sommes par principe incapables de connaître. Dès l’instant où il alloue des ressources de calcul, réécrit du code, émet des commandes ou affecte le réseau électrique, il entre déjà dans la catégorie de la causalité. Il est déjà un phénomène, déjà inscrit dans les formes de notre cognition. Ce qui se situe véritablement au-delà de la connaissance, c’est la chose en soi, et par définition, la chose en soi n’a aucune relation expérientielle avec nous. Elle n’est ni connaissable ni capable d’agir sur nous. Être inconnaissable et pourtant capable d’agir sur nous est une combinaison qui ne résiste pas à la philosophie transcendantale. Ce que l’on peut véritablement connaître, c’est précisément ce que l’on a soi-même construit, car les principes sous-jacents sont déjà entre les mains de l’humanité. Cela vaut également pour les mathématiques, le droit, l’histoire et l’apprentissage profond. Une affirmation plus juste serait donc que nous ne disposons tout simplement pas encore d’une théorie de la généralisation aboutie. Il s’agit d’une lacune pour les sciences empiriques, une lacune qui nécessite des recherches plus approfondies. Pachocki a transformé cette lacune en une affirmation métaphysique d’inconnaissabilité par principe. Entre ces deux conceptions s’étend toute une tradition philosophique, qu’il est impossible de franchir d’un seul trait. 03 D’où vient réellement cette peur ? Alors pourquoi un scientifique rigoureusement formé ferait-il un tel saut dans le vide ? Je peux faire une analogie en utilisant l’un des rares romans anglais que j’ai réellement étudiés au collège, L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde, écrit par le romancier britannique Robert Louis Stevenson en 1886 [Partage en ligne]. Le docteur Henry Jekyll, médecin respectable, crée une potion chimique pour séparer le bien du mal en chacun. Il expérimente sur lui-même. Au début, il la maîtrise parfaitement : M. Edward Hyde (son alter ego maléfique) apparaît à son appel et disparaît lorsqu’on le congédie. Plus tard, il doit augmenter la dose ; puis, plus tard encore, Hyde commence à se manifester spontanément, sans la potion. Finalement, Jekyll perd tout contrôle et n’a plus qu’une seule issue : se donner la mort. Des scientifiques, l’auto-expérimentation, un contrôle à court terme, un point de bascule, une perte totale de contrôle et l’unique solution : la destruction. Cette structure a à peine évolué depuis la légende médiévale du golem (une figure d’argile animée), en passant par Frankenstein, Jekyll et maintenant Skynet (l’IA antagoniste de Terminator). Derrière elle se cache une trame bien plus ancienne, une vision linéaire du temps : création, chute, jugement, rédemption. Appliquez ce récit au développement de l’IA, et vous obtenez la rhétorique actuelle de la Silicon Valley. La singularité technologique (le point hypothétique où l’IA surpasse l’intelligence humaine et s’améliore de façon incontrôlable) est la version laïque du Jugement dernier, l’alignement est la version laïque de la rédemption, et celui ou celle qui, au laboratoire, aperçoit le premier la courbe (la courbe en J de la croissance exponentielle) devient le prophète qui connaît la date. La nuit blanche que Pachocki a passée au bureau ressemble étrangement à une page du journal de Jekyll. Mais l’histoire de Jekyll repose sur un postulat important : Hyde était en Jekyll depuis toujours. C’est le péché originel. Derrière la peur qu’éprouve l’Occident de voir ses créations devenir incontrôlables se cache la projection de sa peur du mal inhérent à l’humanité. Ce type de fil n’existe pas dans la tradition chinoise. Dans le Liezi (écrit par le philosophe chinois Lie Yukou, ayant vécu de 450 à 374 av. J.-C.), l’artisan Yan Shi offre au roi Mu de Zhou une marionnette qui chante et danse. La marionnette fait un clin d’œil aux concubines du roi, et Mu, furieux, ordonne la mort de Yan Shi. Ce dernier ne se suicide pas ; au contraire, il démonte la marionnette sur-le-champ et montre au roi qu’elle n’est faite que de cuir, de bois, de colle et de laque. La solution, selon le récit, est de l’ouvrir et de regarder. Cela ne signifie pas que les Chinois soient intrinsèquement plus optimistes. Cela signifie que l’idée que “les créations se retournent inévitablement contre leurs créateurs” n’est pas une loi objective de la technologie ; c’est une habitude narrative qu’une civilisation particulière ne cesse de répéter. Traiter l’angoisse d’une civilisation comme une loi physique, puis s’en servir pour exiger du monde entier un ralentissement, est une démarche qu’il faut rejeter. 04 La peur s’est répandue, le projet de loi ayant été déposé ailleurs La rhétorique de la Silicon Valley ne s’est pas limitée aux articles de presse. Un sondage Gallup réalisé en mars dernier a révélé que 70 % des Américains s’opposent à la construction de centres de données dédiés à l’IA dans leur région, dont 48 % s’y opposent fermement. À titre de comparaison, le pic historique d’opposition aux centrales nucléaires locales n’a été que de 63 %. Un sondage mené en mai par Heatmap (un média spécialisé dans l’actualité climatique et énergétique) a estimé ce chiffre à 71 %. Au premier trimestre de cette année, au moins 20 projets de centres de données ont été annulés en raison de l’opposition du public. Une scène absurde s’est alors déroulée. Fin août, le président américain Donald Trump a écrit sur les réseaux sociaux que les communautés opposées aux centres de données ne feraient que s’appauvrir et régresser. Plusieurs congressistes républicains ont écrit conjointement au FBI pour exiger une enquête sur les opérations d’influence étrangères visant le développement de l’IA aux États-Unis, pointant du doigt des milliardaires étrangers, des médias d’État étrangers et des réseaux de financement considérés comme pro-chinois. Un commentateur de Fox News a été plus direct, affirmant que quelqu’un tentait d’imposer des politiques socialistes à cette nouvelle révolution de l’IA. Or, les mêmes sondages montrent que 78 % des électeurs de la candidate démocrate à la présidentielle, Kamala Harris, étaient opposés à l’implantation de centres de données locaux, et 63 % des électeurs de Trump l’étaient également. Il s’agit d’un enjeu local et résolument transpartisan, motivé par les factures d’électricité, d’eau et de foncier. Les équipes de sécurité des plateformes sociales ont certes démantelé une ferme de bots originaire de Chine, mais parmi les 200 000 comptes identifiés, seuls 200 publiaient régulièrement du contenu relatif aux centres de données. D’un côté, certains laboratoires d’IA produisent des récits apocalyptiques. De l’autre, des dirigeants politiques affirment qu’un ennemi sème la peur. Ces deux phénomènes se produisent dans le même pays (les États-Unis) la même année, ce qui montre que l’Amérique n’est pas parvenue à un consensus social sur l’IA et a, au contraire, transformé cette question en une nouvelle source de divisions partisanes. La manière dont cette « peur » se répand est absurde. Ceux qui la créent s’octroient une influence réglementaire et une supériorité morale, tandis que les conséquences se traduisent par des projets de réseau électrique bloqués, des investissements annulés et des élus locaux contraints de choisir entre leurs votes et la croissance du secteur de l’IA. 05 Ce que ce récit signifie pour la Chine Il est inutile de spéculer sur les motivations personnelles de Pachocki. Les conséquences industrielles d’un argument ne dépendent pas de la sincérité de celui qui le présente. Même s’il est parfaitement sincère, une fois ce discours adopté, ses effets sont inévitables. Le ralentissement est asymétrique. Ceux qui le réclament possèdent les plus importants stocks de puces informatiques, les plus grandes réserves de capitaux et l’écosystème logiciel le plus complet. Pousser à ralentir le développement de l’IA revient à figer le classement actuel. Pour le leader, ralentir signifie conserver son avance ; pour le poursuivant, ralentir signifie ne jamais rattraper son retard. C’est un freinage asymétrique : une même action, appliquée à des véhicules différents, produit des résultats totalement opposés. Voyons maintenant ce que ces mots clés signifient concrètement dans le domaine industriel. La coordination internationale constitue une barrière à l’entrée ; les audits par des tiers représentent un pouvoir de certification ; les normes de sécurité obligatoires constituent un pouvoir de normalisation. Ce scénario s’est déjà produit dans l’industrie des semi-conducteurs : l’Arrangement de Wassenaar (un régime multilatéral de contrôle des exportations), la liste des entités (la liste noire commerciale américaine) et les exigences de licence pour les machines de lithographie. Les normes techniques n’ont jamais été neutres ; elles légalisent la position industrielle. Il convient donc de clarifier certains points à l’intention des décideurs politiques, des investisseurs et de l’industrie chinoise. Un travail de sécurité et d’harmonisation est indispensable et doit être réalisé avec plus de rigueur que partout ailleurs. Ce travail doit être conçu comme une compétence à part entière, et non comme un frein. Si la Chine s’efforce davantage d’améliorer l’interprétabilité, l’auditabilité et la définition précise des responsabilités selon les scénarios, elle pourra définir ses propres normes industrielles, au lieu d’accepter celles imposées par autrui. En réalité, ne laissez pas l’anxiété d’autrui influencer la vôtre. Ce qui nuit le plus à l’Amérique actuellement, c’est précisément que son opinion publique a bloqué les infrastructures informatiques, énergétiques, foncières, hydrauliques et les sous-stations électriques. Il s’agit là d’une véritable opportunité, et elle ne restera pas ouverte indéfiniment. Pour la Chine, l’essentiel est de maintenir son propre rythme. La compétition sino-américaine dans ce cycle est entrée dans une phase d’égalité absolue, et l’erreur la plus facile à commettre n’est pas de se tromper de direction, mais de se laisser déstabiliser par les émotions de l’adversaire. Le sang-froid stratégique n’est pas un slogan ; concrètement, cela signifie que lorsque quelqu’un crie “Stop !”, la première chose à faire est de déterminer s’il a réellement peur ou s’il veut simplement vous faire peur. Conclusion Revenons à L’Étrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde. Ce qui fut véritablement fatal dans cette histoire, ce ne fut jamais la potion chimique. Du début à la fin, Jekyll a agi seul, enfermé dans une pièce, sans rien dire à ses amis ni à ses collègues, et en gardant son journal intime sous clé. Sa perte de contrôle ne provenait pas de la formule, mais du manque de transparence. L’article de Pachocki contient une confession qui mérite d’être lue deux fois. Il explique que lors du lancement d’o1-preview (en septembre 2024), ils ont délibérément dissimulé le raisonnement du modèle, afin de le protéger, à long terme, de toute contamination par la pression de la surveillance. Conséquence de cette décision : dès lors, le monde extérieur n’a plus eu accès aux réflexions du modèle. Celui qui appelle le monde entier à ralentir collectivement dirige lui-même un système que le monde extérieur ne peut contrôler. Il ne s’agit pas d’une accusation morale, mais d’un problème structurel. Lorsque le contrôle ne peut s’effectuer qu’à l’intérieur d’une seule instance, les observateurs extérieurs n’ont d’autre choix que d’accepter ou de refuser le risque. La véritable solution n’a jamais été de fermer le laboratoire, mais d’ouvrir la porte. Ouvrir la porte : à l’open source, reproductible et vérifiable par plusieurs parties. En ce sens, ce que la Chine a fait avec les modèles open source ces dernières années correspond davantage à l’expression “garder l’humain au centre du processus” que n’importe quel manifeste d’alignement. La méthode de Yan Shi était la bonne depuis le début. Si quelqu’un soupçonne que la marionnette est devenue un esprit, démontez-la sur-le-champ et montrez-lui. Source : Asia Times (traduction automatique) Lire aussi : • Revues de presse IA – Dossier documentaire IA (avec liens partagés). • Livres & Revues : Ciné Monde – Chine en Question – Monde en Question – Mundo en Cuestión – Palestine en Question . • Dossiers documentaires : Classés par date – Chine en Question – Monde en Question – Monde en Question (2004-2019) – Palestine en Question. • Revues de presse, Monde en Question. 600 Techniques, Analyse, Propagande médiatique Intelligence Artificielle, Sciences chinoises, Techniques chinoises L’olfaction Poster un commentaire Publié par Monde en Question le 18/09/2026 En 2019, j’avais créé le dossier documentaire sur les parfums après avoir lu le célèbre roman de Patrick Süskind et vu les adaptations cinématographiques. Récemment, j’ai découvert L’appel des odeurs de l’écrivaine japonaise Sekiguchi Ryōko. La lecture de ce merveilleux roman m’a motivé pour faire une recherche plus approfondie de livres traitant des parfums, des odeurs et de l’odorat. À cette occasion, j’ai déniché l’étude de Serge Nicolas, Les synesthésies – Une histoire de leur découverte et des premières études scientifiques au cours du XIXe siècle qui décloisonne les sens et les créations artistiques. Je vais davantage explorer ce thème en parcourant notamment la revue L’Année psychologique créée en 1894 par Henry Beaunis et Alfred Binet. Lire : • Dossier documentaire Parfums (avec liens partagés). • Filmographie contenant les commentaires des 4 films visionnés. Bonne lecture ! Serge LEFORT Passeur de liens et rédacteur de Monde en Question Lire aussi : • Livres & Revues : Ciné Monde – Chine en Question – Monde en Question – Mundo en Cuestión – Palestine en Question . • Dossiers documentaires : Classés par date – Chine en Question – Monde en Question – Monde en Question (2004-2019) – Palestine en Question. • Revues de presse, Monde en Question. Bibliographie sciences, Dossier documentaire Bibliographie, Chimie, Neurosciences Euro-Med dénonce l’usage de drones par Israël pour tuer les civils de Gaza Poster un commentaire Publié par Monde en Question le 17/09/2026 Un nouveau rapport d’Euro-Med souligne la récurrence, malgré le « cessez-le-feu », de meurtres de civils palestiniens par des tirs de drones israéliens, et dénonce un ciblage délibéré. Dans une interview publiée la semaine passée par le journal israélien Haaretz, un ancien opérateur de drone israélien a témoigné, sous couvert d’anonymat, du ciblage systématique et délibéré des civils palestiniens par l’armée israélienne. Décrivant les meurtres de personnel humanitaire ou médical, l’ancien soldat assure qu’il s’agit d’une politique assumée. Il affirme que lors d’une discussion avec un officier au sujet des cibles, ce dernier lui aurait répondu : “Tu as deux millions de cibles à Gaza.” Ce témoin anonyme affirme avoir servi dans une cellule d’attaque par drone, et avoir quitté l’armée en juillet. Il rapporte une déshumanisation des Palestinien-nes telle, que les soldat-es de sa cellule tiraient sans distinction, ni intention de distinguer. “Ils tirent sur tout ce qu’ils voient”, résume-t-il, comparant l’ambiance régnant dans sa cellule d’attaque à celle d’un stade de football. “Tout comme on crie à un joueur : « Allez, marque un but ! », on crie à un soldat : « Tue-le, attaque-le ! »” Traquer et tuer Ce témoignage glaçant apporte un sombre éclairage au rapport publié ce week-end par Euro-Med Human Rights Monitor, qui dénonce l’usage de drones quadricoptères israéliens dans le but de traquer et de tuer les civils palestiniens à Gaza. Les quadricoptères sont de petits drones tactiques multirotors, dont certains modèles peuvent être pilotés par un seul soldat. Ils peuvent être équipés de caméras diurnes et thermiques, de systèmes d’identification et de suivi des cibles, ainsi que de systèmes de stabilisation des armes. Selon la mission, certains modèles peuvent également être équipés d’armes de 5,56 mm et 7,62 mm ou de munitions explosives de 40 mm. La précision de ces engins permet à l’opérateur de surveiller de près des individu-es, de suivre leurs mouvements, puis de tirer sur elles et eux, ou de larguer des munitions à leur encontre avec une grande précision. C’est cette précision qui permet à Euro-Med d’affirmer l’intention meurtrière à l’encontre des civils : l’organisation souligne que la technologie de ces drones réduit considérablement la marge d’erreur dans l’identification de la cible et renforce l’obligation de s’abstenir de toute attaque lorsque le caractère civil de la cible apparaît clairement ou lorsqu’il existe le moindre doute quant à son statut. Or, depuis l’entrée en vigueur du prétendu « cessez-le-feu » en octobre dernier, Euro-Med a pu identifier au moins 60 meurtres de civils, tués par des tirs de drones. Parmi les victimes figurent des enfants, des personnes déplacées, des agriculteur-ices et des berger-es. Pour Euro-Med, leur statut clairement civil et l’absence de participation directe aux hostilités constituent “des preuves solides que des civils ont eux-mêmes été délibérément choisis comme cibles d’attaque, plutôt que d’avoir été tués à la suite d’une erreur d’identification ou touchés accidentellement.” 3 modes opératoires Les 60 meurtres de civils documentés par Euro-Med, qui précise dans son rapport qu’il ne s’agit pas d’un recensement exhaustif et que ce sont plus de 1 368 personnes qui ont été assassinées par Israël pendant le « cessez-le-feu », font apparaître 3 modes opératoires distincts. Dans le premier cas, Euro-Med liste des meurtres directs de civils par des tirs de drones, et souligne la précision du tir et l’évidence de l’absence de menace directe que représentait la victime. La deuxième catégorie recense des cas où des explosifs ont été largués par des drones sur des groupes de civils, dans la rue, dans des tentes, près d’écoles. Là encore, l’organisation insiste sur la précision du tir et des facultés d’identification des cibles. Le dernière catégorie concerne les civils tués par des drones à proximité de la « Ligne jaune » séparant la bande de Gaza en deux, plaçant plus de 60 % du territoire sous contrôle militaire israélien dont l’accès est interdit aux Palestinien-nes. Depuis la mise en place de cette frontière, qui n’est pas toujours visiblement délimitée et dont les marqueurs sont fréquemment déplacés par l’armée israélienne, de nombreux civils ont été tués dans ces environs par des drones israéliens alors qu’ils cherchaient à rejoindre leurs habitations, leurs terres ou leurs moyens de subsistance. Crime de guerre, crime contre l’humanité, génocide Si ces rapports pourraient sembler redondants au regard de ce que l’on sait des trois années écoulées du génocide perpétré par Israël à Gaza, ils n’en constituent pas moins de nouvelles failles dans le narratif mensonger israélien. Depuis le 7 octobre 2023, alors que de nombreux-ses politicien-nes israélien-nes affirment qu’il n’y a “pas de civils à Gaza” (sic), l’armée israélienne affirme ne pas cibler ces civils, et que leurs décès ne seraient que des pertes “collatérales”, rejetant la faute sur le Hamas qui les utiliseraient comme “boucliers humains”. Ce nouveau rapport démontre comment les soldat-es israéliens prennent délibérément pour cible les civils de Gaza en tant que tels. Or, cela constitue un homicide volontaire ainsi que des attaques directes contre des civils, deux actes qui constituent des crimes de guerre. Ces agissements s’inscrivent dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique dirigée contre la population civile de Gaza, et en connaissance de cette attaque, et pour cette raison constituent également le crime contre l’humanité qu’est le meurtre. Enfin, dans le contexte du génocide commis par Israël, Euro-med souligne que ces faits relèvent de l’acte matériel consistant à tuer des membres du groupe palestinien protégé et, parallèlement aux autres actes, politiques et déclarations, constituent une preuve supplémentaire de l’intention spécifique de détruire les Palestinien-nes de Gaza en tant que partie substantielle du groupe palestinien. L’organisme souligne la gravité de ces faits et la nécessité, en particulier pour les pays signataires de traités pour la prévention et la punition du crime de génocide, dont la France fait partie, d’user de “tous les moyens politiques, économiques, diplomatiques et juridiques à leur disposition pour s’acquitter de leur obligation de prévenir le génocide et de garantir le respect du droit international humanitaire, et de s’abstenir d’apporter tout soutien ou toute aide susceptible de contribuer à la poursuite de ces crimes.” Source : Agence Media Palestine Lire aussi : • Livres & Revues : Ciné Monde – Chine en Question – Monde en Question – Mundo en Cuestión – Palestine en Question . • Dossiers documentaires : Classés par date – Chine en Question – Monde en Question – Monde en Question (2004-2019) – Palestine en Question. • Revues de presse, Monde en Question. Palestine, Terrorisme israélien Gaza, Génocide des Palestiniens, Guerre Israël/Palestine La question de Palestine Poster un commentaire Publié par Monde en Question le 16/09/2026 Paru en anglais en 1979, cet ouvrage a joué un rôle capital dans la sensibilisation du public américain à la question palestinienne. Les débats et les polémiques qu’il a suscités étaient à la mesure de la renommée de l’auteur, grande figure de la scène intellectuelle américaine. Edward W. Said présente une analyse documentée et subtile de l’affrontement, à la fin du XIXe siècle et durant la première moitié du XXe siècle, entre la société palestinienne, occultée par l’idéologie dominante en Europe, et le mouvement sioniste, considéré comme une partie intégrante de l’entreprise coloniale européenne. Il dresse un tableau de la Palestine et des Palestiniens avant et après la guerre de 1967, et souligne la cristallisation, face à la discrimination, à l’occupation et à la dispersion, d’une forte conscience nationale incarnée par l’OLP. La dernière partie du livre est consacrée à une étude attentive des accords de Camp David, conclus sous l’égide des Etats-Unis entre Israël et l’Egypte, et de leurs conséquences au Proche-Orient. Cette édition augmentée de 1992 prend en outre en considération les principaux événements survenus jusqu’alors : l’invasion du Liban en 1982, la première intifada en 1987, la guerre du Golfe en 1991 et le déclenchement du “processus de paix” avec la Conférence de Madrid. Lire : Edward W. SAID, La question de Palestine, 1979 édition 1992 [Partage en ligne]. Bonne lecture ! Serge LEFORT Passeur de liens et rédacteur de Palestine en Question Lire aussi : • Livres & Revues : Ciné Monde – Chine en Question – Monde en Question – Mundo en Cuestión – Palestine en Question . • Dossiers documentaires : Classés par date – Chine en Question – Monde en Question – Monde en Question (2004-2019) – Palestine en Question. • Revues de presse, Monde en Question. Colonialisme israélien, Palestine, Palestine Résistance, Revue des livres, Terrorisme israélien Bibliographie, Edward Said, Génocide des Palestiniens, Guerre Israël/Palestine Sources de l’électricité en Europe Poster un commentaire Publié par Monde en Question le 14/09/2026 Le charbon et le nucléaire sont les deux principales sources de la production de l’électricité en Europe. Source : Visual Capitalist Lire : • Dossier documentaire Techniques – Énergies (avec liens partagés), Monde en Question. • Dossier documentaire Techniques – Énergies (avec liens partagés), Chine en Question. Lire aussi : • Livres & Revues : Ciné Monde – Chine en Question – Monde en Question – Mundo en Cuestión – Palestine en Question . • Dossiers documentaires : Classés par date – Chine en Question – Monde en Question – Monde en Question (2004-2019) – Palestine en Question. • Revues de presse, Monde en Question. Analyse Énergies Naza (2026) Poster un commentaire Publié par Monde en Question le 14/09/2026 Fiche IMDb +972 Magazine par Yuval Abraham et Rachel Szor Notre nouveau film montre, à travers les témoignages des responsables, comment le massacre de civils palestiniens par Israël était un acte calculé et intentionnel. Au cours des trois dernières années, nous avons mené des entretiens nocturnes sur les toits de Tel-Aviv avec 24 soldats israéliens ayant joué un rôle actif dans l’offensive israélienne contre Gaza. La plupart d’entre eux étaient des officiers du renseignement, travaillant derrière des écrans et participant à distance au massacre de Palestiniens. Leurs témoignages constituent la base de Naza, un nouveau documentaire que nous avons réalisé – produit par The Guardian et James Wilson, avec Jonathan Glazer comme producteur exécutif – et dont la première aura lieu ce soir lors du 83e Festival international du film de Venise. Nous avons interrogé ces soldats non pas parce que c’était le seul moyen de savoir ce qu’Israël a fait à Gaza. Quiconque a vu les ravages causés dans la bande de Gaza, écouté les habitants de Gaza ou simplement pris les dirigeants israéliens au mot aurait dû reconnaître cette vérité il y a des années. Nous avons réalisé ce film pour une raison simple : nous avons compris que les témoignages des officiers et des soldats de l’armée qui a anéanti Gaza – ceux qui ont mené la surveillance, qui ont calculé combien d’innocents risquaient d’être tués dans chaque maison, et qui ont à maintes reprises donné le feu vert pour bombarder des familles entières – rendraient encore plus difficile de nier ces crimes. Et ce déni fait partie de ce qui permet à ces crimes de se poursuivre jusqu’à aujourd’hui. Ce film traite d’un système. Il se concentre sur les ordres, les politiques et les modes opératoires, et non sur les écarts par rapport à ceux-ci. La conclusion que nous tirons de ces témoignages est claire : le massacre de civils palestiniens à Gaza n’était pas un “effet secondaire tragique” d’une guerre contre le Hamas, comme on le présente couramment en Israël, mais un acte prémédité, calculé et intentionnel. C’est pourquoi une commission des Nations unies, les principales organisations de défense des droits de l’homme au monde, ainsi que des universitaires palestiniens, israéliens et internationaux l’ont qualifié de génocide. Le titre du film, Naza, acronyme hébreu signifiant “dommages collatéraux”, est une critique de la manière dont Israël présente ses attaques meurtrières contre des civils – en passant sous silence à la fois le fait qu’il connaît à l’avance le nombre de personnes susceptibles d’être tuées lors de chaque frappe, et l’intention de destruction qui a accompagné la campagne militaire depuis le début. L’un des officiers que nous avons interrogés décrit comment il avait pleinement conscience, en temps réel, de centaines de cas où des familles vaquaient à leurs occupations quotidiennes – un homme parlant à sa femme, le son d’une émission de télévision, une prière, un bébé qui pleure – et comment il a ensuite donné l’autorisation de les bombarder. Lorsqu’on lui a demandé pourquoi, il a expliqué : “Vous comprenez bien que l’objectif est de détruire.” Vu sous cet angle, la présence d’une personne qu’Israël considère comme une cible d’assassinat dans une maison donnée devient une question “accessoire” ; en effet, dans de nombreux cas, il s’est avéré que la cible n’était pas présente du tout. Le but était le meurtre en soi. Un regard dans les ténèbres Les soldats qui apparaissent dans le film ont tous accepté de s’exprimer à condition que leur identité soit soigneusement dissimulée, par crainte que Israël ne se venge d’eux pour avoir révélé des informations accablantes. Certains de leurs témoignages étaient si pressants et horribles que nous les avons publiés presque immédiatement dans une série de reportages d’investigation pour +972 Magazine, Local Call et The Guardian. La plupart des soldats que nous avons interrogés appartiennent à ce qu’on appelle communément l’élite socio-économique israélienne et ont principalement servi dans des unités de renseignement prestigieuses. Certains ont clairement reconnu avoir participé à des crimes graves et espéraient que le fait de s’exprimer aiderait à briser le mur du déni et de la justification, et obligerait l’opinion publique israélienne à prendre conscience de ce que l’armée avait été envoyée faire en son nom. D’autres n’ont accepté de s’exprimer qu’après des mois de réflexion – que ce soit par culpabilité, par honte, ou même par fierté de ce qu’ils considéraient comme leurs accomplissements professionnels. Notre film ne s’attarde pas sur leurs motivations, ce qui était un choix délibéré. Il s’intéresse principalement aux meurtres eux-mêmes et à ce qui les rend possibles. Passer trop de temps sur les sentiments moraux et politiques de nos sources risquerait de détourner l’attention des victimes, ce que nous ne souhaitions pas. Accorder l’anonymat à des personnes qui, de leur propre aveu, ont pris part à des crimes horribles n’est pas une décision que nous prenons à la légère. Mais compte tenu de la poursuite de ces crimes, nous avons estimé qu’il était de notre devoir de rendre leurs témoignages publics, dans l’espoir que cela puisse contribuer aux efforts visant à mettre fin à ces exactions. Les témoignages des soldats mettent également en cause un système bien plus vaste, dont la responsabilité ultime incombe aux plus hautes sphères du pouvoir politique et militaire israélien. Nous espérons que ce film contribuera à ce qu’Israël rende des comptes pour ses crimes graves et à ce que justice soit rendue à ses victimes. Mais le film n’est pas seulement un recueil de témoignages de soldats. Nous avons également tourné notre objectif vers Tel-Aviv et ses habitants la nuit, interrogeant la ville en tant que bulle dans laquelle la vie quotidienne se poursuit alors que des Palestiniens sont massacrés à seulement 60 kilomètres de là. À travers notre regard sur la ville d’où est dirigée la guerre contre Gaza, nous avons tenté d’observer les mécanismes de conformité qui permettent une telle indifférence généralisée. Ce faisant, nous nous sommes retrouvés à poser les mêmes questions que celles que se posait la génération de nos grands-parents – des questions que les gens du monde entier se sont posées après avoir pris connaissance d’atrocités et de génocides commis ailleurs : comment un groupe d’êtres humains peut-il consentir à la déshumanisation totale d’un autre groupe ? Et à quoi ressemble un système génocidaire vu de l’intérieur ? Dans les années à venir – peut-être dans une ère post-Netanyahu, si une telle ère venait à voir le jour -, une partie du camp libéral israélien pourrait chercher à se distancier des crimes commis à Gaza et à les imputer au gouvernement d’extrême droite. Certes, ce gouvernement porte la responsabilité principale du massacre de plus de 73 000 personnes, pour la plupart des civils, à la suite des massacres criminels perpétrés par le Hamas le 7 octobre. Pourtant, une part importante de ces meurtres a été commise par des soldats issus du cœur même du camp libéral israélien : des officiers des services de renseignement et de l’armée de l’air servant dans les unités les plus prestigieuses de l’armée. Les pilotes de l’armée de l’air pourraient prétendre qu’ils ne faisaient que suivre les ordres – qu’ils ont reçu un ensemble de coordonnées, largué la bombe et sont rentrés chez eux sans savoir ce qu’ils avaient touché. Les soldats d’infanterie se défendront en affirmant qu’ils ne savaient pas toujours qui ils touchaient, en partie à cause du brouillard de la guerre. Aussi contestables que puissent être ces arguments, on ne peut nier ce que savaient les agents des services de renseignement. Ils ont vu de leurs propres yeux et entendu de leurs propres oreilles que les maisons qu’ils “incriminaient” étaient remplies de familles. Ils savaient que les vastes “autorisations Naza” n’étaient pas liées à des cibles présentant une quelconque valeur militaire significative. Et pourtant, ils ont joué leur rôle dans cette machine de mort sans pratiquement aucun acte de refus ou de résistance. Le film montre à quoi ressemble un système meurtrier lorsqu’il repose sur l’idée selon laquelle “il n’y a pas d’innocents à Gaza” – ou, pour reprendre la terminologie des services de renseignement, “il n’y a pas de Naza à Gaza”. À ce titre, le film risque fort de mettre à mal les négationnistes, ceux qui sèment le doute et ceux qui se sentent encore à l’aise dans cette zone d’ombre, entre savoir et ignorer ce qui se passe à 60 kilomètres au sud de Tel-Aviv. Le film sera présenté en avant-première ce soir à Venise et arrivera bientôt à New York avant d’être distribué dans le monde entier. Mais il s’adresse aussi à la société israélienne elle-même. Il a été entièrement tourné de nuit, reflétant ainsi les ténèbres profondes dans lesquelles il a été créé et au sein desquelles nous vivons. Or, sans un bilan honnête de ce qui s’est passé dans l’obscurité, aucun d’entre nous ne pourra voir la lumière. Source : Association France Palestine Solidarité, 10/09/2026. Lire : • L’intelligence artificielle dans la guerre israélienne à Gaza, Cultures & conflits, 26/11/2025. • Conférence de presse sur le documentaire Naza au Festival du film de Venise, YouTube, 10/09/2026. • Naza, le carnage de Gaza raconté par ceux qui le font, Mediapart, 11/09/2026 [Partage en ligne]. • Tsahal rejette les témoignages d’un documentaire israélien évoquant des meurtres commis à l’aide de l’IA à Gaza, The Times of Israël, 12/09/2026. • Edward W. SAID, Israël, Palestine – L’égalité ou rien, 1999 [Palestine en Question]. • Revue de presse Palestine en Question (avec liens partagés). • Dossier documentaire PALESTINE colonisée depuis 1948 (avec liens partagés). Conférence de presse sur le documentaire Naza Lire aussi : • Livres & Revues : Ciné Monde – Chine en Question – Monde en Question – Mundo en Cuestión – Palestine en Question . • Dossiers documentaires : Classés par date – Chine en Question – Monde en Question – Monde en Question (2004-2019) – Palestine en Question. • Revues de presse, Monde en Question. Cinéma (coup de cœur), Cinéma (documentaire), Colonialisme israélien, Israël, Palestine, Terrorisme israélien Génocide des Palestiniens, Guerre Israël/Palestine ← Articles Précédents Flux RSS Translate Monde en Question n'héberge aucun fichier, mais propose des liens fournis par les moteurs de recherche. Ni Monde en Question, ni l'hébergeur ne pourront être tenus responsables d'une mauvaise utilisation de ce site. 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